Afin de ne pas se soustraire aux autres, il suffirait de se rendre compte que nous, dans notre unité, ne sommes pas aussi insignifiant qu'il n'y paraît. Prendre conscience qu'à force de côtoyer d'autres personnes, nous perdons ce petit rien, ce grain de sable, à vrai dire, qui fait la différence. La somme de quelques brins de vécu qui nous ouvrent la porte de notre singularité.
Et comment peut-on décrire ce qui est spécial ; autrement, en nous ? Impossible. Car l'important n'est pas de parvenir à y coller des mots, l'essentiel est de le partager. Aussi ardu que cela puisse paraître, donner aux autres le pouvoir de réfléchir différemment, ne serait-ce qu'une fois, permettrait de faire avancer les choses.
Absolument. Pas de là à instaurer la paix dans le monde et l'amour inconditionnel. Simplement, tenter “d'inculquer” l'ouverture d'esprit.
Parce que, finalement, tout conflit né de la volonté d'infliger une seule et même vérité. Et s'il y avait, en fait, autant de vérités que l'infini peut en contenir ? Si le monde ne se résumait pas à noir / blanc ? S'il y a avait une multitude de couleurs dont il serait judicieux de prendre conscience ?
Cette vision nous permettrait de concevoir des paysages plus vivants, plus chaleureux puisque colorés. On se plongerait dans l'intensité du bleu azur pour emerger dans le rouge-orangé d'un couché de soleil estival. Nous irions faire une ballade parmi les baobabes des forêts d'Amazonie afin de découvrir le vert le plus vibrant, en n'omettant pas de se rendre attentifs aux merveilles dont regorgent les océans ainsi que l'épaisse végétation des étendues vertes que connaît notre planète.
Se laisser emporter par les délices que touche notre regard. Se laisser envahir par des instants parfaits, regorgeant de vie, de sons, de couleurs, d'odeurs afin de comprendre pourquoi nous nous acharnons à nous occuper de nous et de nous seul. Et pour les plus généreux d'entre nous, prendre un tant soit peu soin de ses proches.
Mais enfin... réveille-toi ! Prends ce que le monde te donne et fais-en quelque chose. Garde ces cadeaux au fond de toi puis, quand rien ne va, utilise tes souvenirs pour te remémorer qu'il existe un ailleurs, plus loin, plus beau et plus généreux que tout ce que tu as bien pu vivre jusqu'à maintenant.
Dès lors, il n'appartient qu'à toi de prendre soin et de faire croître et de partager ce que le monde t'apporte, sur un plateau.
Une bribe d'espoir, de nostalgie et surtout, d'envie de changement.
L'idéologie d'un monde parfait...
'TPF,